Mis à jour le 3 août 2026 · ← Retour
Votre situation a une particularité que la plupart des guides ignorent : vous êtes presque toujours dans les deux régimes à la fois. Chantiers pour des entreprises et des syndics d'un côté, travaux chez des particuliers de l'autre. Les premiers relèvent de la facturation électronique, les seconds de l'e-reporting.
Désigner une plateforme agréée. C'est la seule action requise avant septembre 2026, et elle prend vingt à quarante minutes. Vous n'avez rien à changer à votre façon de facturer avant l'année prochaine.
Selon la CAPEB, les artisans du bâtiment consacrent en moyenne 28 % de leur temps de travail à des tâches administratives non facturables — l'équivalent de treize semaines par an sur quarante-huit.
C'est le seul chiffre solide du secteur, et il vient d'une fédération professionnelle, pas d'un éditeur de logiciel. Tous les autres qui circulent — « 76 % des devis restent sans réponse », « 18 000 € perdus par an en appels manqués » — proviennent d'entreprises qui vendent la solution au problème qu'elles chiffrent. Nous ne les reprenons pas.
Si vous devez de toute façon choisir un outil, autant en prendre un qui absorbe une partie de ces treize semaines : devis transformable en facture, relances automatiques, suivi des acomptes. La conformité devient alors un effet secondaire, pas un coût.
C'est du B2B : facturation électronique classique. À partir de septembre 2027, vos factures partiront via votre plateforme agréée, dans un format structuré, avec les nouvelles mentions obligatoires.
Vos factures aux particuliers ne passent pas par la facturation électronique. En revanche, les données de ces ventes entrent dans le champ de l'e-reporting : vous transmettez périodiquement à l'administration des données agrégées de transaction.
C'est le point le moins compris de la réforme, et le plus fréquent dans le bâtiment. Le détail de l'e-reporting est expliqué ici.
Votre plateforme doit couvrir les deux. Beaucoup d'offres ne mettent en avant que la facturation électronique B2B. La question à poser avant de souscrire : « votre offre gère-t-elle aussi l'e-reporting B2C ? »
Dans le bâtiment, les travaux de sous-traitance relèvent de l'autoliquidation de TVA : le sous-traitant facture sans TVA, et c'est l'entreprise principale qui la déclare.
Ce mécanisme ne vous sort pas de la réforme — une facture de sous-traitance reste une facture entre entreprises, donc électronique à partir de septembre 2027, avec la mention d'autoliquidation qui s'impose déjà aujourd'hui.
L'articulation exacte entre autoliquidation, retenue de garantie, acomptes et situations de travaux dépend de vos contrats et de votre régime. C'est une question pour votre expert-comptable, pas pour un site d'information — et c'est le genre de sujet où une réponse générique coûte plus cher qu'elle ne rapporte.
Quatre mentions deviennent obligatoires, pour vous à partir du 1er septembre 2027 :
Rien à faire aujourd'hui. Un logiciel à jour les ajoutera pour vous le moment venu — c'est d'ailleurs un bon critère pour arbitrer entre deux offres.
C'est le cas de la plupart des artisans équipés. Commencez par votre éditeur actuel. La majorité des logiciels français du bâtiment sont devenus plateforme agréée ou se sont adossés à l'une d'elles : votre mise en conformité se résume alors à activer une option.
Migrer tout un historique de devis et de chantiers pour satisfaire une obligation de réception serait disproportionné. Ne changez d'outil que si le vôtre ne propose rien, ou à un surcoût manifestement hors marché.
Le comparateur détaille six solutions adaptées aux indépendants et aux très petites structures, avec les immatriculations vérifiées sur la liste officielle de la DGFiP et les tarifs relevés chez chaque éditeur. Quatre proposent une offre gratuite qui suffit à être en règle.
Voir le comparateur par profilVoir aussi : les offres gratuites · l'e-reporting pour les clients particuliers.
Ce site est un outil d'information pratique édité par un professionnel indépendant. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil comptable, ni une source officielle de l'administration française. Les situations de sous-traitance, d'autoliquidation et de retenue de garantie dépendent de vos contrats : faites-les vérifier par un professionnel du chiffre.